Quotidiennement, je lis. C’est une des rares activités, en dehors du sport, qui apaise mon mental et qui me permet de me recentrer. Apprendre chaque jour m’est essentiel et je n’envisage pas une journée sans ouvrir un bouquin. À chaque fois que c’est le cas, j’ai l’impression d’avoir face à moi un trésor et ce sentiment, qu’il va m’offrir d’infinies nouvelles possibilités : une meilleure compréhension de moi-même ou des autres, un outil, une vision alternative et cela me fascine complétement. J’aime cette idée d’exploration et de découvertes. L’aventure ! Bien entendu, certains ne résonnent pas en moi de cette manière-là et il m’arrive de les refermer instantanément lorsque je me rends compte que je ne suis pas dedans… Leurs mots ne faisaient certainement pas écho à mes attentes, à mes besoins ou tout simplement, que cela ne devait pas être le bon moment pour les lire (j’ai mis plus de deux ans à me mettre à la lecture du pouvoir de l’instant présent d’Eckart Tolle). J’imagine cela un peu comme une relation avec quelqu’un, il faut le bon timing et le bon partenariat pour que ça matche.

Devant la multitude de choix qui s’offre à nous, j’avais envie de partager avec vous les livres qui m’ont marqué, qui m’ont aidé dans ma quête personnelle et surtout, dans mes accompagnements.

Voici mes 4 coups de cœur :

« Imparfaits, libres et heureux » de Christophe André :
(J’avais déjà fait référence à ce livre dans l’article sur mon blog concernant La peur du changement.)

Résumé de l’éditeur :

Être enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux…

Mon retour :

Je vous avoue que je suis très fan du travail de Christophe André (chacun ses idoles) et que j’ai déjà dévoré plusieurs de ses ouvrages ! Son écriture est limpide et riche. J’apprécie le fait qu’il travaille en tant que médecin psychiatre avec des références solides et en parallèle, qu’il soit ouvert à d’autres techniques alternatives puis surtout, dans une démarche spirituelle. À mes yeux, l’équilibre idéal.

Ce que j’aime dans ce livre c’est le fait qu’il soit complet, il traite d’une multitude de sujets : estime de soi; relation intra et interpersonnelle; perfectionnisme; injonctions sociales, publicité et influence de celles-ci sur le regard que nous portons sur autrui et sur nous-même; la peur de l’échec; la peur du rejet; la solitude; les complexes; les dépendances; la quête de l’amour; les outils comme la méditation et la gratitude; la thérapie cognivo-comportementale; la peur de la mort; l’altruisme; l’instant présent etc.

Il nous présente à travers ces chapitres ses réflexions, des théories et nous propose surtout, des astuces (illustrées avec des exemples concrets avec ses patient.e.s) pour que nous puissions nous libérer petit à petit de nos carcans… L’action comme remède pour améliorer notre vision de nous-mêmes et développer notre confiance.
Une réelle pépite ! Je vous conseille de le lire petit à petit afin de bien l’ancrer au quotidien et aussi de pouvoir le digérer, c’est un gros livre (470 pages).

« Les vertus de l’échec » de Charles Pépin :

Résumé de l’éditeur :

Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d’une authentique réussite.
Et si nous changions de regard sur l’échec ?
En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d’audace et d’expérience.
Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s’accomplir.
Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la lumière de Marc-Aurèle, Saint Paul, Nietzsche, Freud, Bachelard ou Sartre, cet essai nous apprend à réussir nos échecs. Il nous montre comment chaque épreuve, parce qu’elle nous confronte au réel ou à notre désir profond, peut nous rendre plus lucide, plus combatif, plus vivant.
Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d’une authentique réussite.

Mon retour :

Mon coup de cœur en ce début d’année !
Vous avez sûrement déjà dû faire face à cette peur qui vous tétanise et qui vous empêche de sauter le pas pour entreprendre une nouvelle formation, changer de travail ou créer une entreprise par exemple. Vous en avez profondément envie mais la crainte de sortir de votre zone de confort ou d’échouer est bien plus grande que celle de vous lancer. Vous vous reconnaissez ? Ce livre est alors fait pour vous !

Charles Pépin, nous explique et nous démontre que sans prendre de risque, rien ne se passe et que les plus grand.e.s de ce monde ont essuyé plusieurs refus, plusieurs revers avant de gravir les échelons du succès ! Et que c’est justement ces échecs qui ont augmenté leur capacité de résilience et qui leur ont permis de devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

Cet essai fait du bien, permet de relativiser et nous donne surtout, une autre vision de l’échec. J’ai apprécié le passage sur la différence entre les américains et les français à ce sujet. Les américains n’hésitent pas à parler de projets avortés, de sociétés qui se cassent la gueule ou de changements de parcours car ils en éprouvent une certaine fierté. « Oui, j’ai crée mon entreprise, oui elle n’a pas rencontré le succès escompté mais au moins, j’ai essayé et je peux me lancer sur un autre projet avec de nouvelles compétences… »  Chez nous, l’échec est tabou et il ne faut surtout pas exposer dans notre CV nos erreurs du passé.

Je n’hésite pas à partager à mes coaché.e.s des extraits de ce livre afin de les stimuler à se lancer et leur démontrer que certes, l’échec existe mais que le craindre ne fait que repousser une éventuelle réussite.

« La puissance de l’acceptation » de Lise Bourbeau :

Résumé de l’éditeur :

Ce livre révèle le cœur de l’enseignement de Lise Bourbeau : la clef du bonheur est de pratiquer l’acceptation de ce que nous sommes. Cessons de nous blâmer ou de critiquer les autres, mais apprenons à nous écouter. Grâce à Lise Bourbeau vous saurez comment faire la différence entre accepter, se soumettre et comprendre. Vous découvrirez le sens de l’amour véritable – que nous confondons trop souvent avec le dévouement, la pitié ou la passion. Ce livre unique vous épaulera tout au long de votre vie.

Mon retour :

L’auteure nous partage à travers la retranscription de suivis thérapeutiques de plusieurs membres d’une même famille, sa vision de l’acceptation et de l’amour inconditionnel. Elle nous met face à l’importance de communiquer, de reconnaître nos besoins, de s’exprimer sans s’imposer et de donner sans attendre.
Ce livre aborde différentes thématiques comme la vie de couple, les relations parents-enfants, les complexes, le vieillissement, la maladie et la mort (à savoir, il y a une petite partie qui aborde le sujet de la réincarnation). Il est touchant et nous amène vraiment à repenser notre « façon d’aimer ».

« Être égoïste, c’est vouloir que l’autre s’occupe de nos besoins avant les siens; c’est prendre pour soi au détriment de l’autre; c’est croire que les autres sont responsables de notre bonheur. C’est le contraire de l’amour véritable. Être égoïste, c’est enlever quelque chose à l’autre pour notre propre plaisir. »

Récemment, j’ai écouté un podcast de Change ma vie, le n°71: Quelqu’un à aimer de Clotilde Dusoulier qui fait réellement écho à ces mots. La podcasteuse nous donne une approche différente de ce que l’on a pu entendre jusqu’à maintenant concernant l’amour : Qu’en seraient-ils de nos relations si nous étions capable de prendre soin de nous, de combler nos besoins et de nous faire plaisir de manière autonome ? Si le but d’être en couple n’était ni de nous changer, ni de nous compléter ou de nous rendre heureux ou heureuse ? Et si le seul cadeau que nous puissions nous faire était de nous donner seulement l’opportunité d’aimer l’autre sans aucune autre contrepartie ? À méditer …

« Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen :

Résumé de l’éditeur :

« Ce n’est qu’un caprice, laisse-la pleurer », « Arrête de le prendre dans les bras, tu vas en faire un enfant tyran », etc. Ces phrases que l’on prononce comme si elles allaient de soi, Catherine Guéguen, pédiatre formée à la Communication NonViolente©, les remet entièrement en cause. S’appuyant sur les dernières découvertes en neurosciences, elle démontre l’importance des relations empathiques avec les jeunes enfants, pour le développement optimal de leurs capacités intellectuelles et affectives.

Mon retour :

Je reçois souvent des personnes à mon bureau qui se sentent tristes, démunies car happées par des anxiétés quotidiennes ou des peurs irrationnelles sans trop savoir pourquoi. Dans un premier temps, lors des premières séances, je les invite à réaliser un travail introspectif afin de revisiter leur enfance et de déceler ensemble les éventuelles sources de traumas.
Cela peut paraître « cliché » cependant, il y a une réalité non négligeable dont nous parle Catherine Gueguen : notre relation à nos parents et notre vécu lors de notre enfance définissent les bases de la personne que nous serons. Le stress généré par des violences physiques ou sexuelles à cette période-là laissera forcément des traces à l’âge adulte.
En effet, elle nous explique qu’à cette période notre cerveau est immature et en perpétuel évolution. Le problème avec notre éducation aujourd’hui vient du fait que nous attendons d’un enfant de 4 ans qu’il réagisse de manière logique et qu’il nous comprenne alors qu’il en est physiologiquement incapable. Cela génère alors en nous des frustrations, des colères lorsque celui-ci se met à pleurer ou à faire une crise.
Dans cet ouvrage, elle nous donne les clefs d’une parentalité positive sans nous mettre dans la culpabilité, en nous expliquant tout simplement le fonctionnement cérébrale d’un enfant et ce que nous sommes en mesure de lui demander à chaque étape de son évolution.

C’est un livre à lire même si nous n’avons pas d’enfant car dans un premier temps, il nous aide à mieux nous comprendre, à accepter que certaines choses ont pu avoir un impact sur notre vie actuelle et à en guérir. Et dans un second temps, à mieux appréhender la parentalité et à avoir moins peur de ces petits monstres tout mignons 🙂 Et pour les parents, il sera pour vous un guide exceptionnel !

J’espère que cet article vous a plu et n’hésitez pas à me partager les livres qui vous ont marqué…

Prenez soin de vous.

signature caroline rocher