Hello !

J’ai toujours voulu écrire afin de parler de mon vécu, de ce que j’ai appris tout au long de mon travail en tant que coach et de toutes ces choses qui m’ont permis de me construire. Pourtant, malgré des sollicitations de mon entourage, il m’était toujours difficile de franchir le cap. D’une part, parce que je suis assez pudique concernant ma vie privée. D’une autre part, parce que j’avais peur du regard des autres, des critiques qu’ils pouvaient avoir sur ce que j’avais à dire.

Le jugement vis à vis de mon âge a longtemps était un frein par exemple. Lorsqu’à l’âge de 22 ans j’ai commencé mon métier de conseillère en image, j’ai souvent été confrontée à des personnes sceptiques à l’idée de se faire accompagner par une personne aussi jeune. Ce qui était relativement compréhensible. Heureusement pour moi, d’autres m’ont donné la chance de faire mes preuves. Et en débutant mon travail de coach en développement personnel, j’ai aussi été face à ce genre de remarques « Comment une jeune fille de 27 ans peut m’aider à améliorer mon quotidien ? » ou « Tu es trop jeune pour comprendre, tu n’as rien vécu ».

Sommes-nous tous égaux quant aux difficultés que nous allons rencontrer dans notre vie ? Est-ce qu’une personne plus âgée a forcément une meilleure compréhension et connaissance concernant l’existence ? Ai-je besoin d’avoir tout vécu pour être empathique ?

Je ne remets pas en question la sagesse de nos aînés, ce que je veux dire par là, c’est que nous vivons tous des épreuves à des moments différents. Et malheureusement, elles ne décident pas de se présenter à nous à partir d’un certain âge. J’en ai vécu certaines qui feront probablement écho à des problèmes que mes coachés auront rencontrés. Et d’autres non. Cela ne m’empêchera pas d’essayer de les comprendre ou tout simplement de les écouter.
Je ne veux blâmer personne, nous avons tous des préjugés qui régissent notre façon d’appréhender et de voir le monde. En tout cas, je suis contente d’avoir surmonté cette croyance.

Mon autre crainte était d’être exposée et confrontée à mon image. Vous allez me dire que c’est curieux d’être coach en image et de ne pas être à l’aise avec son physique. Et vous avez en partie raison. Pour être honnête, j’étais tellement concentrée sur le fait d’aider les autres à s’accepter comme ils sont que j’étais complètement dans un déni me concernant. Puis j’ai commencé à faire semblant d’être bien dans ma peau afin que personne ne puisse voir ma vulnérabilité, aussi bien dans la vie pro que perso. Je me sentais obligée d’être parfaite tout le temps. C’était bien ça le problème. Mon perfectionnisme me mettait à distance des autres et certaines personnes se permettaient d’être plus dures dans leurs propos en pensant que j’étais apte à les encaisser. La plupart de mes clientes m’idéalisaient et j’avais juste envie de leur dire que j’étais comme elles. Mais je n’y arrivais pas, je n’avais pas le courage de le faire ou peut-être, le fait de l’accepter était trop douloureux pour mon égo. Je pense surtout que j’avais peur d’être incomprise. En étant qualifiée par mon entourage de jolie fille, il était insensé que je puisse m’en plaindre.

C’est dans cette période de remise en question que j’ai réellement commencé à m’intéresser au développement personnel et à la notion d’estime de soi. Je savais bien que mon problème d’acceptation allait au-delà de mon aspect physique. Il n’était pas seulement question d’être jolie ou non, d’avoir 2 ou 3 kilos en trop, ni d’avoir quelques petites imperfections sur mon visage ou une petite poitrine. Parce que j’avais beau maigrir, j’en voulais toujours plus, j’avais beau atteindre un objectif, je n’étais jamais satisfaite. Je commençais à me perdre dans un cercle vicieux entre boulimie et sport intensif. Et j’étais épuisée d’être constamment dans le contrôle. Deux solutions s’offraient à moi : continuer à faire semblant que tout allait bien ou voir pourquoi j’avais tellement du mal à aller bien.

J’ai choisi la seconde option. Je ne vais pas vous mentir, c’était parfois douloureux de faire face à son passé et à soi. Sachant que la société nous pousse à être constamment dans l’action pour ne pas penser, revenir à soi n’est pas forcement un acte évident. 
Ça a été difficile pour moi de réaliser que j’avais du mal à me donner l’amour que j’essayais constamment de donner aux autres et que j’étais incapable de rester seule. Malgré toutes les protections que je m’étais construite, j’étais hyper sensible et un rien pouvait me toucher (même si je ne le montrais pas en surface). C’était dur de me rendre compte de toutes les fois où j’ai laissé les autres me blesser parce que j’avais l’habitude d’encaisser. Et de me souvenir de toutes les fois où j’ai blessé les personnes que j’aimais. Et c’est en creusant que j’ai pu prendre conscience que c’était en lien avec des traumatismes liés à mon enfance, à un sentiment d’abandon, à la relation avec ma mère, à la pression du monde extérieur et surtout, à l’absence d’une réelle figure paternelle. C’est là, que j’ai pu pardonner aux autres et commencer à me pardonner moi-même. Et à lâcher mes armes et de cesser de mener ma vie comme un combat.

Cette étape d’introspection est transitoire, le but n’est pas de rester bloqué dans ce passé. Il en ressort une meilleure compréhension et la découverte de qui l’on est vraiment. C’est ça le plus beau cadeau que l’on puisse se faire. Le mien a été de voir que je souhaitais me consacrer exclusivement au coaching émotionnel et mental. Et que j’avais envie d’accompagner les personnes à réaliser ce cheminement personnel. Mais avant de réussir à le percevoir, j’avais besoin de mettre chaque chose à sa juste place, d’être plus authentique et de me sentir libre d’être qui je suis vraiment. Libre de dire ce que je pense, de faire mes propres choix, de me tromper et surtout, d’être imparfaite.

J’ai eu la chance de rencontrer différents thérapeutes et de tester divers outils au cours de ces dernières années pour mon travail personnel et professionnel. Et ce sont ces expériences que je souhaite partager avec vous, sans filtre.

Apprendre à s’aimer est un processus de toute une vie et il n’est jamais trop tard pour commencer …  

signature caroline rocher

¤ Crédit photo : Caroline Caldwell

2018-05-01T22:10:05+00:00

One Comment

  1. Aurelie B 18 avril 2018 at 20 h 31 min - Reply

    Commençons dès maintenant alors ! 😊

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